01.
Coroner
Dissonance Theory
01.
Timecode
La Ruptura del Equilibrio



02.
Pedestal for Leviathan
Enter: Vampyric Manifestation

 

02.
Sacrifice
Volume 6
03.
Panzerchrist
Maleficium Part 2

03.
Benediction
Ravage of Empires
04.
Carach Angren
The Cult of Kariba
04.
Ade
Suplicium
05.
Behemoth
The Shit ov God
05.
Cemetery
Thoughts on Life & Death
06.
Hate
Bellum Regiis
06.
From the Crypt
Born in the Grave
07.
Der Weg Einer Freiheit
Innern
07.
Guts
Nightmare Fuel
08.
Graceless
Icons of Ruins

08.
Collapsed Vein
Pain Communion

09.
Hooded Menace
Lacrymose Monuments of Obscuration


09.
Orbit Culture
Death Above Life
10.
Season of the Dead
Zombie Chronicles Vol.1
10.
Beheaded
Ghadam

Seven Chains: Expremiental Black/Death Metal. USA, Idaho.

Swollen, in Flux: 2026

9/10

I, Voidhanger Records .

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

La découverte de Seven Chains est pour moi une autre étape de l'exploration particulière et captivante de la musique Métal à caractère expérimentale et extrême. Initialement un trio, puis un duo, pour maintenant être incarné sous forme de quatuor, Seven Chains livre un concept musical particulier, audacieux, éclaté et très intense! Il faut bien entendu, avoir la curiosité et disposition d'une écoute différente et excentrique, qui remet en question plusieurs barèmes établis.

Ma découverte de Seven Chains, se fait avec ce troisième album au nom évocateur de Swollen, In Flux qui allie plusieurs éléments musicaux du Métal, tel que le Death et le Black, mais également l'importation provenant d'autres sonorités issues de certaines racines tel que King Crimson, Voivod et même Hawkwind, transposées brutalement dans une mixture à la fois chaotique et homogène, qui repose sur une structure quasi mathématique, mais qui n'est pas statique. Les influences de Seven Chains sont certainement nombreuses, mais Noah Lane ne cache pas qu'il puise certaines sources parmi le tourbillon abyssal incarné par le groupe australien Portal; Ce qui s'entend d'ailleurs. Il ne s'agit pas pour autant d'une copie de Portal, mais simplement d'une inspiration, parce que la tempête produite par Seven Chains demeure beaucoup moins abstraite que ce que Portal propose.

Swollen, In Flux est le genre d'album pensé et conçu pour les auditeurs qui cherchent à aller au-delà des sentiers et limites déjà établies; Une écoute qui se retranche dans un environnement déstabilisant et immergeant. Il s'agit d'un album qui propose une exploration très intense, puissante, souvent sombre mais nuancée par des moments clés, tout en demeurant structuré, originale et brillante! Petit bémol, le vocal n'est pas assez mis de l'avant.
J'ai beaucoup apprécié cette découverte qui repousse, pour ne pas dire, qui bouscule férocement les standards d'un Métal dit plus « conventionnel ».

 

Fleshcrawl: Death Metal. Allemagne, Bavière.

Epitome of Carnage: 2026

7,5/10

Reigning Phoenix Music.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Malgré le fait que Fleshcrawl soit d'une certaine façon une formation dite « underdog » ici en Amérique du Nord, ce n'est pas le cas en Europe, et elle évolue depuis 35 ans sous ce nom. Mais l'historique du groupe remonte à 1987 alors qu'il œuvrait sous le nom de Morgöth puis celui de Suffocation en 1990; Deux noms qui évoquent des formations connues, qui ne sont pas à confondre cependant. De ces factions, il ne reste que le batteur Bastian Herzog en poste depuis la version de 1991.

J'ai découvert Fleshcrawl en 2000 avec As Blood Rains from the Sky, c'étaient également les débuts de Réanimation et le groupe se prêtait bien à la programmation de l'émission. Par la suite j'ai continué à m'intéresser aux sorties du band, mais je dois avouer l'avoir mis de côté parfois… Toujours est-il qu'en ce début de saison estivale, Fleshcrawl propose un dixième album, et toujours fidèle à la ligne de conduite, on nous propose un Death Metal qui possède de forts accents souvent brutaux! Avec Epitome of Carnage Le groupe se déchainent dans un maelström qui alterne entre de « blast beat », le mid tempo plus lourd et des « riffs » de guitares tranchants. Sans oublier le vocal inhumains de Borisz sortie des abîmes! C'est effectivement un exemple de carnage métallique! On y retrouve également quelques clins d'œil aux Death Metal des années 90, mais à la sauce dégoulinante. Il demeure que cet album ne réinvente rien et remet de l'avant une recette mainte fois utilisée et entendu, donc côté originalité, on repassera. Mais les amateurs de Death Metal typiquement européen en auront pour leur compte. Et si je peux me permettre cette comparaison, les membres de Fleashcrawl emprunte et traduise de manière musicale la célèbre phrase de Pinhead le Cénobites d'Hellraiser; "We'll tear your soul apart!" Et c'est pas mal le cas.

Écoutez cet album, et gardez en tête d'avoir une trousse de premiers soins à portée de la main!

 

Voïvod: Progressive Metal. Canada, Québec.

Symphonique: 2026

8/10

Century Media Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Ce n'est pas la première expérience pour Voïvod de jouer en spectacle avec un orchestre symphonique
mais c'est la première fois qu'un spectacle symphonique est enregistré et endisqué pour les amateurs. Enregistré le 4 juin 2025 avec l'Orchestre symphonique de Québec au Grand Théâtre (Québec) cet album en concert délivre 12 titres, pour plus d'une heure musicale.

Personnellement, je ne suis pas tellement amateur d'album en concert tout autant que de prestation symphonique; Ça ne correspond aux écoutes que j'apprécie, mais je reconnais volontiers qu'il s'agit d'une réussite. La qualité des prises de sons est de qualité et l'ampleur se ressent assez bien. Indéniablement la performance de Voïvod est très bonne, et le choix des titres est bien en fonction des arrangements orchestraux. Honnêtement, il s'agit certainement d'un des d'albums en spectacle du genre qui m'a le plus intéressé.

 

Hecate Enthroned: Symphonic Black Metal. Angleterre, Liverpool .

The Corpse of a Titan, a Lament Long Buried: 2026

7/10

M-Theory Audio.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Pour être honnête, j'avais oublié l'existence d'Hecate Enthroned… Probablement parce qu'il n'y a pas assez de groupes et sorties dans cet océan métallique! C'est en voyant l'annonce de la sortie de ce septième album, qui parait plus de sept ans après son prédécesseur, que je me suis souvenu que ça pouvait être intéressant.

Bon, il est vrai qu'à la base que le Black Metal n'est pas mon principal intérêt en matière de Metal, mais à ma défense je suis plus réceptif que par le passé. Et le suffixe « symphonique » à une incidence, et de ce fait, la curiosité l'emporte encore. Hecate Enthroned est un sextuor qui œuvre sous ce nom depuis 1995, et dont pratiquement 50% des membres sont originaux, on peu donc supposer dès le départ que l'essence doit y être encore présente minimalement; Ce qui est passablement le cas. C'est à dire qu'il s'agit (et je dois malheureusement le dire) d'une forme d'émule de Cradle of Filth, du moins de ce que COF était, mais moins raffinée et recherché que ce que fait COF depuis les dernières années. On y retrouve une alternance entre un vocal plus « growl » et le dominant très près de ce que Dani Filth propose. Personnellement, ce n'est pas ce que je préfère, quoi que la voix de Filth se prête plutôt bien à l'orchestration de son groupe. Dans le cas présent, le vocal de Joe Stramps (également de Ba'al) comporte moins de variantes en voix haute, mais plus d'impact lorsqu'il « growl ».
Musicalement, et ici encore comme mentionné, c'est assez proche de COF, à l'exception qu'on n'y retrouve pas nécessairement le même type d'arrangements et de « grandiose ». La méthode de composition d'Hecate Enthroned est plus dure, où plus abrasive, et parfois plus percutante.

Mes impressions sur ce nouvel album, sont qu'il est bien au niveau de l'intensité et de sa rudesse, mais que les pièces sont par moments quelque peu submergées par les claviers. Leurs partitions souvent très mélodiques ont tendance à diminuer l'effet ténébreux qui devrait être ressentie, et qui parfois peine à ressortir. L'ambiance malsaine demeure tout de même intéressante et voir très bonne sur certains titres, parce que la production est de qualité. On y retrouve de bons riffs et arrangements de guitares, mais ici on ne réinvente rien. La section rythmique batterie et basse est solide, quoi qu'elle soit aussi parfois quelque peu enterrée par les claviers. Dans son ensemble, c'est un album intéressant et très correct, mais il manque d'équilibre et de dosage. Les extrêmes y sont présents et possiblement un peu trop flagrants, ce qui procure une écoute qui manque d'homogénéité.

 

Jungle Rot: Death Metal. USA , Wisconsin .

Cruel Face of War: 2025

N/A

Unique Leader Records.

Disponible CD et Numérique.

Écouter ici

Un douzième album pour le quatuor américain Jungle Rot, qui maintiennent le cap de leur créneau, soit un Death Metal assez simple, énergique et qui ne déroge pas vraiment du style de composition adopté.

Jungle Rot est le genre de groupe prévisible qui comme mentionné, reprend passablement toujours la même recette, en modifiant simplement la dose des ingrédients. Ce qui en ressort est une musique souvent efficace, mais a de fortes tendances à être redondante. Ce qui a pour effet de ne pas faire partie très souvent de mes choix d'écoute. Quelques pièces à l'occasion suffiront pour être rassasié.

Ce nouvel album ne sort pas des sentiers battus, il comporte des titres entraînants mais qui n'apporte rien de substantiellement nouveau, et répète pas mal dans son ensemble ce qu'on connaît, et déjà entendu du groupe. En ce qui me concerne, rien d'emballant; C'est correct et ça sonne bien, mais l'album pourrait facilement tomber dans cette mer métallique et se perdre, sans pour autant verser de larmes. En conclusion, Cruel Face of War ne me déplait pas et il ne vient pas non plus me chercher. Il ne me provoque tout simplement pas vraiment de réaction. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai pris la décision de ne pas le noter.