01.
Coroner
Dissonance Theory
01.
Timecode
La Ruptura del Equilibrio



02.
Pedestal for Leviathan
Enter: Vampyric Manifestation

 

02.
Sacrifice
Volume 6
03.
Panzerchrist
Maleficium Part 2

03.
Benediction
Ravage of Empires
04.
Carach Angren
The Cult of Kariba
04.
Ade
Suplicium
05.
Behemoth
The Shit ov God
05.
Cemetery
Thoughts on Life & Death
06.
Hate
Bellum Regiis
06.
From the Crypt
Born in the Grave
07.
Der Weg Einer Freiheit
Innern
07.
Guts
Nightmare Fuel
08.
Graceless
Icons of Ruins

08.
Collapsed Vein
Pain Communion

09.
Hooded Menace
Lacrymose Monuments of Obscuration


09.
Orbit Culture
Death Above Life
10.
Season of the Dead
Zombie Chronicles Vol.1
10.
Beheaded
Ghadam

Behemoth: Black/Death Metal. Pologne, Pomerania .

I, Scvlptor EP: 2026.

8/10

Massacre Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

Le nouvel opus du trio polonais Behemoth se compose de deux titres inédits, de deux pièces revisitées et de reprises version studio et « live ». On y retrouve huit titres qui d'une certaine façon pourrait faire croire qu'il s'agit d'une forme de compilation, mais non. I, Scvlptor est un petit clin d'œil aux fans du groupe, et demeure à l'image de ce qu'est Behemoth, soit puissant, malsain et peaufiné. Que ce soit par les nouveaux titres, les reprises et/ou encore les nouvelles versions, on retrouve cette signature que seul le groupe peu produire; Un Métal qui donne l'impression de vouloir dévorer ses auditeurs! Ceci-dit, est-il besoin de rappeler qu'il ne s'agit pourtant que d'un EP qui contient un peu de remplissage, histoire que Nergal et ses acolytes est bonne conscience de ne pas vendre uniquement deux pièces… Mais bon, même si le précédent album The Shit ov God est paru il y environ un an et demi, du nouveau matériel est toujours le bienvenu. Les nouvelles pièces sont excellentes et traduisent encore une fois cet atmosphère d'inconfort et sombre si prisé par Behemoth, et cet atmosphère fonctionne toujours aussi bien. Ce sont d'ailleurs ces deux titres qui m'imposent de faire cette chronique. Les autres titres qui composent cette sortie sont de qualité quoi que moins surprenants. La qualité de production studio est très bonne, les arrangements et orchestrations sont grandioses. Et que dire du contraste des sections de chant de Nergal lorsqu'il adopte une voix appelons la « douce », qu'on retrouve sur Lord ov the Horizon, c'est très différent. L'album se conclu par la version « rough mix » de ce même titre, qui ne manque pas de charme non plus. J'en conclu donc, que ce EP est un petit gueuleton de bon goût, offert par le monstre, qui sait, peut-être pour se faire quelque peu pardonner pour l'album précédent qui n'avais pas été apprécié de tous (?)

 

Miscreance: Technical Thrash/Death Metal. Italie, Florence.

Reminiscence: 2026

9/10

Season of Mist.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici

J'ai la chance de recevoir beaucoup de nouvelles et promotions de l'étiquette Season of Mist; C'est ce qui m'a parmi de connaitre le quatuor italien Miscreance, qui propose un deuxième album qui aura attiré l'oreille de Season of Mist, et pour cause!

Ce qui caractérise les quatre membres de Miscreance est tout simplement une énergie pure et explosive. Composé de musiciens talentueux, techniques et fougueux, l'album Reminiscence met de l'avant un Thrash Metal Technique saupoudré de quelques éléments Death Metal. Cette parution comporte neuf titres desquels émane un travail minutieux évident, soutenu et inspiré. L'esprit du « Old School Thrash Metal » est bien présent sans pour autant se contenter de ramener ce courant. Bien au contraire, les éléments essentiels et de base y sont présent, mais une surdose d'adrénaline, de créativité et de finesse y a été ajouté en quantités importantes. Et n'oublions pas ce côté Progressif parfaitement adapté.

Je ne saurais dire autre chose que Miscreance est purement la résurrection actualisée du légendaire et défunt groupe Death! On pourrait d'ailleurs y voir également certaines influence de Coroner et Atheist, ce qui n'es pas pour me refroidir! Tant qu'à la production, elle ne fait qu'accentuer la qualité des pièces, puisqu'elle est vraiment très bonne. Un album surprenant et ardent qui ramène mon intérêt pour le préfixe « Thrash » et d'autant plus très technique.

 

Sinamort: Goth/Prog/Death/Doom Metal. Lituanie, Kaunas .

Breathing Cargo: 2026

7,5/10

Independent .

Disponible CD et Numérique.

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Il s'agit du deuxième album d'un quatuor plutôt obscure, qui a vu le jour en 2015 et que j'ai découvert par un heureux hasard.
Sinamort qui est catégorisé dans le genre Goth/Death/Doom Metal, tend tout de même et majoritairement à œuvrer dans les sillages du Doom et du Death, mais s'ajoute également des éléments progressifs et quelques tendances aux arrangements et rythmes retrouvés parmi les groupes tel que Meshuggah et Gojira. Ce qui en résulte est très intéressant et efficace comme produit. En revanche, je mets un petit bémol sur l'aspect Gothique, qui heureusement ne se retrouve pas dans tous les titres, parce qu'il a tendance à grandement ramollir la dynamique. Je dirais que l'atmosphère qui se dégage de cet album est plutôt atypique, il inspire le mouvement d'une lourde machine aux tempos parfois irréguliers. Ce qui confère une mécanique de composition qui demeure puissante et non conventionnelle tel que ce qu'on retrouve chez les deux formations cités en exemple. Tant qu'à la présentation graphique de l'album, on y voit une voie ferrée qui représenterait les bouleversements et la perte des fondements sociétaires actuels et historiques, qui sont déplacés et abandonnés tel une déportation. Cet aspect semble important au groupe, mais je n'irai pas plus loin dans l'analyse de cette symbolique, puisque mon intérêt se porte principalement sur le contenu musical.

Breathing Cargo est une album qui possède une belle intensité, des sonorités qui vont au-delà des formules traditionnelles et une exécution instrumentale précise et très solide. Selon moi, la faiblesse du groupe réside dans le registre peu élargi du chanteur Juozas Grigas, qui ne doit pas trop s'écarter du « growl » pour que l'ensemble demeure homogène. On y retrouve des très bons titres et quelques autres (en minorité) disons moins stimulants, quoi que bien faits.

 

Emptiness: Post/Death Metal. Belgique, Bruxelles.

Nowhere Speaks: 2026

8/10

Season of Mist.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Si Emptiness existe depuis 1998, je ne découvre le groupe qu'avec ce septième album. C'est encore une fois la preuve que l'exploration musicale est sans limite!

Un quintet Belge qui au départ aura évoluer dans le genre Black/Death Metal, pour ensuite s'immerger dans un style différent et parfois assez loin du Metal. Je suis allé à rebours au niveau des écoutes et j'avoue que l'album Vide m'a déstabilisé! Mais bon, ici il est question de Nowhere Speaks qui se veut un album Metal, et qui pourrait se comparé à une forme de procession occulte obscure qui prend place dans une catacombe hantée. Premier constat lors de l'écoute, cet album est peu conventionnel selon certains cadres connus du Metal, il s'en dégage une atmosphère plutôt malsaine qui laisse planer une émanation digne de The Mist de Stephen King. Contrairement à ce que le qualificatif « Death » fait penser, ici pas de défonce ou de « blast beat » proprement dit, la section rythmique demeure très efficace mais mise plutôt sur un effet régulier de rouleau compresseur; Et à l'opposé on retrouve quelques titres beaucoup plus planants. Cet album est particulier et comporte passablement d'éléments singuliers qui confèrent de l'originalité aux titres. À la fois énigmatique et Nowhere Speaks n'est vraiment pas sans intérêts, au contraire il pique énormément ma curiosité puisqu'au furs et à mesure que je l'écoute, j'y découvre d'autres facettes, c'est drôle à dire, mais un peu comme si les pièces se transformaient à chaque écoute! Très bon exemple d'album pour une aventure sonore différente.

 

Temple of Dread: Death Metal. Allemagne, Spiekeroog.

Dreadspawn Dominion: 2026.

7/10

Testimony Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

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Ce sixième album de Temple of Dread demeure dans la même mouture que le groupe aura adopté depuis les tout début, soit avec la parution du premier album Blood Craving Mantas de 2019. Dans la même ligne oui, mais on ressent une maturité plus présente et un travail plus accompli, ou si vous préférez, une forme de progression musicale présente. Dreadspawn Dominion se présente sous 10 titres en moyenne relativement courts (+/- 3:30 minutes) techniquement assez efficaces. En contrepartie, je ne suis toujours pas convaincu des écoutes que j'en ai fait. Malgré le fait que j'apprécie les albums antérieurs, je ne trouve pas encore de titres accrocheurs issues de cette dernière parution. Il s'agit d'un bon Death Metal qui demeure assez générique, et dont l'influence semble être toujours issue du défunt et iconique groupe Death. Ceci-dit, rien ne m'a sauté au visage pour me faire dire, « ah ça, ça en rejette ! »
La production est bien, mais manque un peu d‘attaque. Dreadspawn Dominion est un album qui se défend bien, et comporte des pièces fort correctes, mais j'avoue avoir entendu plus percutant de la part de Temple of Dread.