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Emptiness: Post/Death Metal. Belgique, Bruxelles.
Nowhere Speaks: 2026
8/10
Season of Mist.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Si Emptiness existe depuis 1998, je ne découvre le groupe qu'avec ce septième album. C'est encore une fois la preuve que l'exploration musicale est sans limite!
Un quintet Belge qui au départ aura évoluer dans le genre Black/Death Metal, pour ensuite s'immerger dans un style différent et parfois assez loin du Metal. Je suis allé à rebours au niveau des écoutes et j'avoue que l'album Vide m'a déstabilisé! Mais bon, ici il est question de Nowhere Speaks qui se veut un album Metal, et qui pourrait se comparé à une forme de procession occulte obscure qui prend place dans une catacombe hantée. Premier constat lors de l'écoute, cet album est peu conventionnel selon certains cadres connus du Metal, il s'en dégage une atmosphère plutôt malsaine qui laisse planer une émanation digne de The Mist de Stephen King. Contrairement à ce que le qualificatif « Death » fait penser, ici pas de défonce ou de « blast beat » proprement dit, la section rythmique demeure très efficace mais mise plutôt sur un effet régulier de rouleau compresseur; Et à l'opposé on retrouve quelques titres beaucoup plus planants. Cet album est particulier et comporte passablement d'éléments singuliers qui confèrent de l'originalité aux titres. À la fois énigmatique et Nowhere Speaks n'est vraiment pas sans intérêts, au contraire il pique énormément ma curiosité puisqu'au furs et à mesure que je l'écoute, j'y découvre d'autres facettes, c'est drôle à dire, mais un peu comme si les pièces se transformaient à chaque écoute! Très bon exemple d'album pour une aventure sonore différente.
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Temple of Dread: Death Metal. Allemagne, Spiekeroog.
Dreadspawn Dominion: 2026.
7/10
Testimony Records.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Ce sixième album de Temple of Dread demeure dans la même mouture que le groupe aura adopté depuis les tout début, soit avec la parution du premier album Blood Craving Mantas de 2019. Dans la même ligne oui, mais on ressent une maturité plus présente et un travail plus accompli, ou si vous préférez, une forme de progression musicale présente. Dreadspawn Dominion se présente sous 10 titres en moyenne relativement courts (+/- 3:30 minutes) techniquement assez efficaces. En contrepartie, je ne suis toujours pas convaincu des écoutes que j'en ai fait. Malgré le fait que j'apprécie les albums antérieurs, je ne trouve pas encore de titres accrocheurs issues de cette dernière parution. Il s'agit d'un bon Death Metal qui demeure assez générique, et dont l'influence semble être toujours issue du défunt et iconique groupe Death. Ceci-dit, rien ne m'a sauté au visage pour me faire dire, « ah ça, ça en rejette ! »
La production est bien, mais manque un peu d‘attaque. Dreadspawn Dominion est un album qui se défend bien, et comporte des pièces fort correctes, mais j'avoue avoir entendu plus percutant de la part de Temple of Dread.
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Heretic Cult Redeemer: Black/Death/Discordant Metal. Grèce, Athènes.
In Oculum Chaos: 2026
7,5/10
Serpent Sun Records.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Bien que le qualificatif Black Metal soit présent dans le descriptif du genre musical adopté par Heretic Cult Redeemer, ce nouvel album me laisse plutôt l'impression que l'aspect Black Metal soit en baisse, pour mettre encore plus de l'avant le volet « discordant » déjà présent précédemment, mais moins évident. Autre différence, le vocal de Tony Golfin alias Funus , qui cette fois-ci laisse plus de place à une voix qui adopte un côté théâtrale contrastant.
Le moins que je puisses dire, est que In Oculum Chaos, soit un album qui se démarque et qu'il soit issue d'une souche différente du Black Metal habituel; il est audacieux tout en comportant une belle dose d'orginalité. Cet album ne me fait pas dire Wow , mais il est particulier, plutôt intéressant à bien des égards, tout en comportant l'intensité du Metal Xtrême. Principalement par le fait que les membres du groupe auront optés pour y pousser un peu plus loin cette dose discordante qui apporte cet effet efficace d'étrangeté sonore, qui soit dit en passant, s'intègre très bien à la musique d'Heritic Cult Redeemer. Le côté vocal plus théâtral comme mentionné, n'est pas non plus étranger à cette impression d'écoute particulière et appréciable.
In Oculum Chaos est un album à part parce qu'il est surprenant et qu'il ne se campe pas dans les conventions. |
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Inferno: Exprerimental Black/Doom Metal. Republique Tcheque, Karviná.
The Anthrophic Sophisms (On the Heights of Despair): 2026
9,5/10
Debemur Morti Productions.
Disponible CD, LP et Numérique.
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Bien que ce groupe existe depuis 1995, et que le premier album soit paru en 2001, je découvre Inferno avec ce neuvième album; C'est encore une fois la confirmation qu'il est possible de
d'écouter de découvrir nouvelles choses sans cesse! Et décidément, il s'agit d'une des excellentes trouvailles faites en ce qui me concerne cette année!
Un peu à l'instar de la face caché de la lune, les facettes plus obscure du Métal Xtrême et ce qu'elles engendrent, se dévoile peu à peu pour ouvrir de nouveaux horizons. C'est exactement ce que fait Inferno, en proposant avec audace, une souche du Black Metal maintenant très avant-gardiste et surtout d'une originalité incroyable. Une musique extrême certes, mais qui allie finesse et caractère cimentés par des arrangements parfois brutaux, mais jamais inutiles, aux sections plus ambiantes très Doom, ainsi qu'aux passages plus mystiques très créatifs; Le tout propulsé dans une atmosphère d'occultisme sombre souvent imprévisible et déroutante. Les agencements de motifs y sont pour beaucoup d'ailleurs. L'ensemble des compositions, est autant réfléchi qu'instinctive, et ça se ressent.
The Atrophic Sophisms comporte uniquement 4 titres d'une moyenne de 10 minutes chacun, ce qui permet de s'immerger dans une écoute qui ressemble à un voyage sonore dans une dimension inconnue et peu rassurante… Ou plutôt, une descente vers les abîmes peuplées de choses malsaines... Techniquement parlant, l'exécution est d'une précision chirurgicale. Cet album est un véritable coup de cœur en ce qui me concerne, et je lui aurais accordé une note parfaite, si ce n'était des vocaux parfois un peu trop en retrait. Parce qu'à part ce point, cet album est génial.
Voici une œuvre musicale de grande qualité qui réussit à redéfinir le Métal et d'en rehausser le « standing ». |
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Grim Legion: Death Metal. USA , New Jersey.
Harbingers of Death: 2026
7,5/10
Horror Pain Gore Death Productions.
Disponible CD et Numérique.
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Cette fois-ci il s'agit d'une redécouverte avec ce deuxième album de Grim Legion. Un groupe qui à vue le jour en 1988, soit dans les véritables débuts du Death Metal, mais qui aura mis 26 ans à proposer le premier album. Il faut dire qu'il y a eu séparation en 1991, et reprise des activités hors de la tombe seulement en 2011. Le premier album du titre de Unholly Resurrection avait été bien reçu. Comme bien des groupes de ce niveau, ils vont et viennent et parfois on les oublis… Et parfois, ils nous rappellent leur existence!
C'est le cas par la parution de ce deuxième album, soit Harbingers of Death, qui a retenu mon attention initialement par sa présentation graphique plutôt réussie. Que dire maintenant du contenu, et bien c'est tout simplement bon. Grim Legion, ne renie pas ses racines Old School Death Metal, au contraire, le groupe les a simplement enrobées d'une épice plus actualisée qui rend le matériel efficace et encore plus méchant. Un Death Metal qui fleurte parfois avec des tendances Doom, principalement au niveau de l'impression ténébreuse, et qui propose à la fois et majoritairement des titres aux cadences plus ravageuses et brutales. Les comparatifs aux formations Obituary, Incantation et Morbid Angel, selon les titres, pourraient être considérés. On y retrouve dix titres bénéficiant d'une production qui se défend bien, mais pour dix titres, l'album est un peu court.
Ici, pour Grim Legion, il n'est pas question de réinventer quoi que ce soit, mais plutôt de miser sur un effet ravageur! Et ça fonctionne.
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