01.
Outer Heaven
infinite Psychic Death
01.
On Thorns I Lay
On Thorns I Lay



02.
Wizards of Wiznan
No Light has No Shadow

 

02.
Witchskull
The Serpent Tide
03.
Stillbeing
Worls Builder

03.
Suffocation
Hymns from the Apocrypha
04.
Aggression
Frozen Aggressors
04.
Incantation
Unholly Deification
05.
Defacing God
The Resurrection of Lilith
05.
Sulfure
Anthropocene
06.
Memoriam
Rise to Power
06.
Obituary
Dying of Everything
07.
Temple of Dread
Beyond Acheron
07.
Barbarian Swords
Antidogma Megaforce
08.
Cannibal Corpse
Chaos Horrific

08.
Okult
Postmortem Interrogation

09.
Apparition
Fear the Apparition


09.
I Only Exist as Frequency
The Great Conjuration
10.
Immortal
War Agaisnt All
10.
Grief Symposium
... in the Absence of Lignt

Kerry King. Thrash Metal. USA, Californie

From Hell I Rise: 2024.

7/10

Reigning Phoenix Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

Était-ce prévisible que Kerry King continue à faire de la musique, oui! Était-ce prévisible que Kerry compose une musique qui soit directement issue, voir une continuité de Slayer, encore une fois oui!

Kerry King est le membre de Slayer qui aura été le plus affecté par la dissolution du groupe; Il l'a accepté mais n'était pas encore mentalement rendu à cette étape, il devenait donc normal qu'il poursuivre sa carrière et qu'il reprenne d'une certaine façon, le flambeau de la « Slaytanic Wehrmacht », avec son premier album solo, sous son propre nom!
Kerry c'est bien entouré avec musiciens d'expérience tel qu'entre autres Mark Osegueda de Death Angel, qui fait un bon travail, et son vieux complice depuis des années, en Paul Bostaph.
Cela dit, le produit demeure comme mentionné en début de chronique, assez prévisible, donc pas beaucoup de surprise en perspective avec From Hell I Rise; C'est le lot du Trash Metal depuis pas mal d'année, soit sans surprise ou presque! Ce premier album, il sonne très bien et comporte de bons titres, mais qui sont ni plus ni moins du Slayer sans le reste du band; C'est d'ailleurs là que ce premier opus me laisse quelque peu froid, je suis un fan de Slayer depuis le début, et en même temps, si je veux entendre du Slayer, c'est du Slayer que je vais écouter comme premier choix, plutôt qu'une forme « d'hommage ». Certains répondraient qu'il faut être ouvert, et c'est vrai. Mais être ouvert à ce qui ressemble beaucoup à ce qu'on connait déjà n'est pas une si grande ouverture… Parce que From Hell I rise, et ce malgré le fait qu'il s'agit d'un Thrash Metal bien fait et assez efficace, demeure tout de même du Slayer quelque peu dilué.

Était-ce prévisible, évidemment! Kerry King à sa signature musicale et il n'en endosse pas une autre pour son premier album. Tout compte fait, From Hell I rise est un album qui sonne bien et qui est bien fait, mais qui ne m'apporte pas grand-chose de nouveau.

 

Six Feet Under. Death/Groove Metal. USA, Floride

Killing for Revenge: 2024.

7,5/10

Metal Blade Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

Il y a plusieurs sorties de Six Feet Under que j'aurai apprécié au des fil des années.
Des albums parfois inégaux, mais qui comportent souvent des très bons titres. Il est évident que le groupe ne soit pas tellement original, et qu'il œuvre principalement dans un Death Metal/Death N Roll assez conventionnel et peu explorateur, mais cela n'empêche pas SFU de faire paraitre des titres dont certains très accrocheurs! Parallèlement, le groupe aura aussi fait paraitre certains albums très discutables, et voir très décevants, tel que les deux précédents; Soit Nightmares of the Decomposed (2020) et Torment (2017) qui m'avais laissé plutôt froid... Peut-être même glacial! Quatre ans plus tard, Chris Barnes qui conserve depuis 2017 son « line up » depuis l'arrivée de Jack Owen, propose le 18 ème album du band qui se positionne beaucoup mieux que ces prédécesseurs! Ici non plus, rien ne réinvente la roue (métallique) et on demeure dans les mêmes barèmes musicaux passablement prévisibles, néanmoins on y retrouve des pièces plus rythmées et intéressantes, et un album qui sonne plus égale et homogène dans son ensemble. Il ne hisse peut-être pas au podium, en revanche il est beaucoup plus intéressant que précédemment et il sonne bien!

 

Daath. Industrial/Death/Groove Metal. USA, Georgia

The Deceivers: 2024.

6/10

Metal Blade Records.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

J'ai découvert Daath en 2009 avec l'album The Concealers, et à la suite de cette écoute j'y ai trouver une musique originale, différente et intéressante. Le groupe n'a jamais été l'un de mes préférés, quoi qu'il se hisse tout de même à un niveau très respectable, puisque j'y retrouvais les structures plus éclatées que j'apprécie avec les groupes plus audacieux, tel Meshuggah. À cette époque (incluant l'album homonyme de 2010), le band correspondait plutôt bien à mes attentes dans le genre. Aujourd'hui, et pratiquement 14 ans plus tard, depuis cette dernière parution, Daath n'est plus exactement le même groupe; Il est passé de quintet à sextuor, soit par l'addition en 2022 d'un guitariste/claviériste qui est aussi à l'orchestration, et dont les claviers sont très présents…Trop à mon goût. Cet ajout présent et flagrant apporte à la musique de Daath un aspect beaucoup trop léger, et qui me rappelle, de manière cauchemardesque ce qui se fait avec les bands de Symphonic Metal à la Epica! Ce n'est évidemment pas le même background musical et vocal, mais les keyboards s'y rapprochent pas mal trop.

C'est vraiment dommage (du moins en ce qui me concerne) parce que ce nouvel album qui était quasi inespéré, est musicalement plutôt bon, et comporte encore cette structure originale et puissante qu'on retrouvait antérieurement, mais qui est gravement diluée par ces keyboards aériens et très mélodiques. Attention, je n'affirme pas ne pas apprécier les claviers, au contraire, mais je ne les conçois pas à toutes les sauces, pas dans tous les genres musicaux, et surtout pas lorsqu'ils sont employés avec cette « légèreté », qui rend une pièce initialement dite « méchante » à un état presque joyeux… Cette appréciation est évidement subjective, et elle ne reflètera pas la perception de tous, mais c'est quand ma chronique ha ha ha! C'est donc avec regret, que je dois me rendre à l'évidence que cet album me déçoit, et pour une histoire de claviers…
 

Deicide. Death Metal. USA, Floride

Banished by Sin: 2024.

8/10

Reigning Phoenix Music.

Disponible CD, LP, Cassette et Numérique.

Écouter ici.

Il est évident d'affirmer qu'ici en Amérique du Nord, que Deicide est l'une des premières formations à avoir popularisé le genre Death Metal! Effectif depuis 1987 (sous le nom de Carnage, puis Amon) Deicide voyait le jour officiellement en 1989, et depuis 13 albums se sont succédé, de même que six musiciens dont les frères Hoffman présent dès 1989 jusqu'en 2004, et Jack Owen entre 2004 et 2016. Du groupe original Deicide il ne reste que Steve Asheim et évidement Glen Benton. Si le Deicide a énormément contribuer à scène Undergroud, il est en contrepartie, demeuré depuis passablement de temps sans véritables surprises… La recette demeure sensiblement toujours la même avec peu de variantes et d'évolution; Et cela nous le devons à Glen Benton, qui est semble-t-il assez conservateur musicalement parlant. Il faut tout de même avouer qu'il y a de très bons albums dans la discographie de Deicide, et je pense ici à Legion, The Stench of Redemption ou encore To Hell with God pour ne nommer que ceux-ci. Ces albums sont efficaces et puissants, mais ne réinvente rien. La musique de Deicide est comparable à une colère qui n'a jamais eu d'accalmie, elle est l'expression de la rage qui émane de son leader. J'ai eu l'occasion de rencontrer très brièvement Glen Benton, et il projette hors scène sensiblement ce qu'il est lorsqu'il joue… Nul besoin d'en dire plus.

Peu importe, c'est la musique qui est l'intérêt ici, et ce nouvel opus du titre de Banished by Sin, reflète l'œuvre du groupe. Un album qui aura pris presque six ans à paraitre et qui est ni plus ni moins une continuité. En revanche, j'ai l'impression que cet album a été écrit avec beaucoup de plus collaboration que précédemment ou le produit « sentait » quelque peu la dictature. Banished by Sin n'est pas un énorme « wow », mais il possède les qualités d'être féroce, il sonne bien et comme mentionné, je dénote des idées et arrangements autres que ceux de Benton. Des riffs plus dissonants et certaines épices plus Black Metal; Une certaine forme de rafraichissement intéressant et surtout bienvenus! Il s'agit donc d'un bon album, pas nécessairement surprenant, mais efficace et bien fait. En ce qui concerne la présentation graphique, plusieurs la critique ouvertement, parce qu'elle serait issue selon Glen Benton, d'un mélange de Photoshop et d'A.I. Ceci remet en question pour plusieurs le sort des créateurs graphiques dits maintenant traditionnels, chose avec laquelle je suis assez en accord; Cette pochette, elle est bien mais tout autant synthétique. Mais Benton dit qu'il s'en fout… Peut-être que le prochain album sera aussi issu de l'A.I.?

 

The Vision Bleak. Gothic/Horror Metal. Allemagne, Bavière

Weird Tales: 2024.

7/10

Prophecy Productions.

Disponible CD, LP et Numérique.

Écouter ici.

C'est en 2010 que j'avais découvert le duo The Vision Bleak, sous le conseil de Sinistros, avec l'album Set Sail to Mystery; Album qui d'ailleurs à ce jour demeure encore mon préféré.

À partir de ce moment, je me suis intéressé au sorties précédentes et subséquentes du groupe et leur ai trouvé généralement de bonnes qualités musicales. Principalement au niveau de l'originalité d'écriture et de l'atmosphère théâtrale qui s'en dégage. The Vision Bleak est le genre de « band » qui mise sur le conceptuel basé sur l'horreur et la littérature qui s'y rattache. Chacun des albums met de l'avant une thématique, que ce soit le vampirisme, la lycanthropie ou la sorcellerie. Weird Tales est le septième album, et celui-ci se veut être une forme d'hommage aux magazines américain dit « Pulp » des années 50 et avant, dans lesquels on y retrouvait différents récits issus de la fiction, du fantastique et l'horreur, par des noms tel H.P Lovecraft et Edgar Allen Poe, magazines qui furent très populaires; D'où le titre Weird Tales, qui fut d'ailleurs le titre d'une publication entre les années vingt et quarante.

Le duo composé de Konstanz et Schwardof, propose une musique fortement inspirée par l'art et le mouvement gothique, fort exploité par plusieurs productions cinématographiques d'horreur entre autres, ce qui se prête parfaitement à ce genre musical. Ici, une seule pièce de 41 minutes qui se divise en douze chapitres, qui se regroupe sous le sous-titre « An Opus of Darkness and Grandeur ».
Il aura fallu presque huit ans pour que ce nouvel album soit proposé, et j'avoue m'être attendu à quelque chose d'un peu plus « punché »! On y retrouve de bonnes choses/titres, mais cet album semble manqué quelque peu de vigueur et d'essence, voir même de « méchanceté » … Après quatre ou cinq écoutes, je reste sur ma faim; Cet album sonne à mes oreilles trop « gentil ». Côté production, c'est correct, mais ça ne fracasse rien, les hautes fréquences m'apparaissent un peu élevées et c'est un peu agaçant. Et je me demande bien pourquoi les deux membres ont adoptés un look presque cowboy? Quoi qu'il en soit Weird Tales n'est pas vilain, mais n'est pas percutant dans son ensemble, en revanche l'atmosphère est toujours présente, ce qui devient un peu paradoxal… J'ai débuté cette chronique en mentionnant que Set Sail to Mystery était mon préféré, et il le demeure.