Abigail: 2024

Horreur/Vampire

Avec: Melissa Barrera, Alisha Weir, Giancarlo Esposito.

Un film de: Matt Bettinelli-Olpin et Tyller Gillett.

Apple TV+

Suite au kidnapping de la fille d'un puissant magnat de la pègre, un groupe de
criminels amateurs pensaient simplement devoir enfermer et surveiller cette jeune
ballerine afin de pouvoir réclamer une rançon de 50 millions de dollars. Retirés dans
un manoir isolé, les ravisseurs commencent mystérieusement à disparaître, les uns
après les autres, au fil de la nuit. C'est alors qu'ils découvrent avec horreur, que la
fillette avec lesquels ils sont enfermés n'a rien d'ordinaire, et vont découvrir la vraie
nature de la petite fille.

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Si vous êtes des amateurs et passionnés de longue date du cinéma d'horreur, vous
aurez peut-être fait le lien entre Abigail et Dracula's Daughter, film de Lambert Hillyer
de 1936. Les deux productions sont assez différentes et ce à plusieurs niveaux, mais
en contrepartie le scénario d'Abigail est partiellement une forme de « remake » d'un de
ces classiques issus de l'âge d'or de la série des Universal Monsters , dont le premier film
est paru en 1923… Bon, effectivement, c'est un peu loin tout ça!

Donc, tel mentionné dans certaines de me chroniques antérieures, voici un autre exemple
de production du genre qui réussit à se démarquer par cette nouvelle approche scénique
du vampirisme cinématographique, qui comme mentionné, tire son inspiration d'un classique
de l'horreur. Toutefois, qui aura exploité différemment les grandes lignes, tout en actualisant
la mise en situation et l'action, qui est assez présente et sanglante! Abigail, réussi à mettre
de l'avant une thématique pourtant très souvent utilisée à l'écran au fils des décennies,
sans pour autant la diluer ou en faire une caricature; Au contraire, il s'agit pratiquement
d'une mise à niveau ou remaniement du sujet, tout en conservant des éléments dits
classiques du mythe du vampirisme, mis en contexte dans un environnement plus techno,
mais qui conserve à la fois un esprit gothique. L'acting d'Alisha Weir (Abigail) est vraiment
bon et convainquant, et elle est très bien supporter par Melissa Barrera entre autres.

Abigail est très bon film d'horreur qui comporte à la fois originalité, action et renouveau.
Petite bémol, la traduction prend parfois des allures et expressions typiquement québécoises
qui à l'occasion, détonnent quelque peu.

     
 

Late Night with the Devil: 2024

Horreur/Possession

Avec: David Dastmalchian, Laura Gordon, Ian Bliss.

Un film de: Colin & Cameron Cairnes.

AMC+

 

Jack Delroy animateur vedette de télévision, cherche désespérément le petit
quelque chose qui manque à son émission de divertissement qui lui permettrait
de devancer l'émission de Johnny Carson, sa concurrence direct. Il décide de faire
une émission spéciale pour l'Halloween, qui débute étrangement, avec des
invités « particuliers » qui se succèdent jusqu'à ce que l'ambiance commence
sérieusement à déraper sur le plateau, en plein direct…
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Et bien je ne sais pas ce qui se passe actuellement, mais les productions d'horreur
se succèdent et sont plutôt de qualité depuis le début de l'année, du moins beaucoup
plus fréquemment que par le passé. Late Night with the Devil est excellent exemple
d'originalité issue de genre horreur cinématographique! Pour ma part, j'ai découvert
un très bon film qui est bon du début à la fin; Un scénario innovateur et créatif, très
efficace qui m'aura immergé tels les spectateurs présents, dans cette reconstitution
très convaincante d'un « talkshow » des années 70.

Dès le départ, la narration qui campe ce fameux animateur populaire Jack Delroy, met
la table à cette histoire improbable mais tout autant captivante! Imaginez, assister à
une émission de télévision qui se veut à la fois divertissante et drôle et que soudainement,
tout bascule dans un véritable cauchemar, que la raison n'a plus sa place, pas plus que
la rationalité… Le chaos qui s'empare en direct d'un studio de télévision devant tous ces
gens impuissants, et dont le sort ne tient qu'à un fil; On s'y croirait vraiment! Ce film
est brillant et apporte un nouveau souffle au genre. Et tant qu'à l'acting, il est tout
simplement excellent. Les frères Cairnes, on eut une idée brillante lorsqu'ils ont écrit
le script et surtout d'en faire une aussi bonne adaptation en images!

Ça fait plaisir de redécouvrir le genre avec autant d'originalité.

   


 

Black Mafia Family–saison 1-2-3: 2021-2024

Biopic/Drame/Crime

Avec: Russel Hornsby, Ajiona Alexus, Da'Vinchi.

Une série de: Randy Huggins.

Starz

 

 

Fin des années 1980. Le parcours de deux frères, Demetrius "Big Meech" Flenory
et Terry "Southwest T" Flenory, ayant grandi avec les codes des rues de Détroit.
Ils ont donné naissance à l'une des familles criminelles les plus influentes des
États-unis grâce au commerce de la drogue et parallèlement à leur lien avec le
monde du hip-hop.

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Une autre série que j'aurai découvert un peu sur le tard, mais qui m'aura amené
a visionner les deux premieres saisons, et la troisieme qui vient de se terminer;
Ce qui signifie que ce n'est pas mauvais! En fait BMF est une série divertissante
mais ne peut pas etre considérée comme une production de niveau supérieur tel
que les grandes séries qui ont marqués les téléspectateurs, mais elle possede de
belles qualités tout de meme!

Elle s'adresse principalement aux amateurs du sujet « gangstérisme », des milieux
interlopes et des affrontements entre gangs rivaux en quete de pouvoir territoriaux.
Et évidemment de tout ce que cela peut provoquer comme problemes collatéraux…

Lorsque je mentionne que BMF n'est pas un « top » c'est simplement que la série
aurait pu aller encore plus loin, en y incorporant plus de dureté et de vérité de ce
milieu plutôt « stone cold »! Mais j'y ai ressenti une certaine retenue, ou censure
pour ne pas y présenter la véritable et cruelle réalité dont on entend si souvent
parler dans les divers médias. Ce fut certainement volontaire et certainement
ciblé, ceci dans le but de pouvoir ratissée aussi large au niveau du public. Et
d'ailleurs, je la comparerais dans sa forme générale, a Sons of Anarchy, surtout
et principalement en ce qui concerne la maniere dont elle filmé, produite, ainsi
que le « rôle-playing »; Un petit côté « téléroman » qui a pour effet d'alléger
un peu trop certains épisodes. Il s'agit d'un point négatif un peu agaçant, que
j'aurai mis de côté pour apprécier l'ensemble. On y retrouve les stéréotype et
« clash » entre la famille typiquement pratiquante, désemparée et confrontée
a leurs enfants qui ont pris le chemin de la criminalité, et dans le but d'améliorer
le sort familial, et qui y sont aussi piégés… Ou plutôt qui s'enlisent.
Et ironiquement, des parents qui ne sont pas si irréprochables. Les scénarios des
trois saisons sont bien généralement, quoi qu'assez redondant. Et ont tendance a
se perdent trop souvent dans des élans pseudos romantiques assez inutiles et un
peu clownesques. Paradoxalement on y retrouve aussi des scenes de violence subites
et explicites! Selon moi, le dosage de ces extremes est peu maladroit.

Donc en résumé, oui BMF est une série divertissante et contient quelques bonnes
surprises! En contrepartie, elle s'essouffle au cours de la deuxieme saison et n'a
pas tendance a vraiment remonter. Une quatrieme saison est prévue pour 2025
est-ce nécessaire?

   
 

Immaculate: 2024

Horreur/Thriller

Avec: Sydney Sweeney, Simona Tabasco , Álvaro Morte.

Un film de: Michael Mohan.

 


Cecilia, une jeune religieuse américaine, s'installe dans un couvent isolé de la
campagne italienne. L'accueil est chaleureux, mais rapidement Cecilia comprend
que sa nouvelle demeure abrite un sinistre secret et que des choses terribles s'y
produisent…

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Certains pourrons dire que je me répète et ils auront raison de ledire, puisque je
suis toujours surpris d'avoir la chance de voir un film d'horreur qui peux encore
porter la mention « horreur »! L'âge d'or de l'horreur il est derrière nous depuis déjà
un certain nombre d'années, et que vous soyez d'accord ou non, c'est tout de même
un fait. En contrepartie, je n'affirme pas que l'horreur au cinéma n'existe plus, mais
subjectivement, plus nécessairement de la façon dont je l'ai tant apprécié. Je suis un
fans du genre depuis de nombreuses décennies, et j'ai été forcé d'admettre que la
conception d'un film d'horreur n'est plus celle qui provoque une véritable réaction pour
le spectateur; Cette réaction qui réussit à nous mettre dans la peau du personnage et
de vivre la scène. Le cinéma d'horreur a-t-il encore sa place? Assurément que oui, mais
il doit être perçu différemment.

Et qu'en est-il d'Immaculate? Et bien il se situe dans les productions qui réussissent à
ressortir du lot, par un scénario qui ose un peu plus et qui pourrait s'inclure dans un
aspect malsain du genre. Parce que c'est bien connu, lorsque le sujet d'un film d'horreur
touche la religion, il produit automatiquement un effet de curiosité collectif. L'aspect de
croyance n'a strictement rien à voir avec ce résultat, il est simplement question du
phénomène de mysticisme qui apporte ce petit côté obscure et mystérieux. Rappeler
vous de la franchise The Exorcist! Le scénariste Andrew Lobel l'a bien compris, et le
met ici encore une fois de l'avant, mais sans pour autant réinventer la recette, il a
simplement joué avec le dosage des ingrédients, ce qui donne comme résultat un film
d'horreur qui ne provoque pas nécessairement cette fameuse réaction tant attendue
« de vivre la scène », mais qui provoque un certain malaise et propose une
ambiance inconfortable par moments. Ce qui en soit, n'est déjà pas si mal.

Immaculate est une bonne production et distraction du genre horreur, et elle se
place au-dessus de bien d'autres récemment parues. Et cela s'explique par cette
certaine audace, son casting efficace et certainement aussi parce qu'il s'agit d'une
co-production USA et Italie, et que la vision italienne du cinéma d'horreur aura toujours
été déférente, parce qu'il aura souvent exploité certains tabous. J'ai bien apprécié!

   
 

Shogun-minie-série: 2024

Aventure/Historique/Arts martiaux

Avec: Hiroyuki Sanda, Cosmo Jarvis, Anna Sawai.

Une série de: Justin Mark & Rachel Kondo.

FX


Adaptation du best-seller éponyme de James Clavell et remake de la série de 1980.

En 1600 au Japon, à l'aube d'une guerre civile qui marquera le siècle, John Blackthorne,
le pilote anglais d'un mystérieux navire abandonné sur la plage d'un village de
pêcheurs, est porteur de secrets qui pourraient faire pencher la balance en faveur
du seigneur Yoshii Toranaga, engagé dans une lutte à mort contre ses ennemis du
Conseil des régents. Ils réduiraient du même coup l'influence des ennemis de Blackthorne,
les prêtres jésuites et commerçants portugais. Les destins de Toranaga et Blackthorne
seront inextricablement liés à leur traductrice, Toda Mariko, une mystérieuse chrétienne
de noble extraction, dernière d'une lignée tombée en disgrâce. Tout en servant son
seigneur dans ce paysage politique tendu, Mariko devra concilier sa relation avec
Blackthorne, son engagement envers la foi qui l'a sauvée et le devoir d'une fille envers
son défunt père.

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Des les premieres séquences, ce qui frappe est le visuel impressionnant recréé pour la
série, soit un Japon de plus de 400 ans en arriere. Autre point, et spécifiquement pour
ceux qui auraient visionné la série de 1980, est que ce « remake » est assez fidele a
l'originale! Shogun est une mini-série de grande qualité a plusieurs niveaux, que ce soit
par la reconstitution et le souci du détail, que de par l'interprétation des personnages
qui est tres réaliste et convaincante! Beaucoup de recherches ont certainement été faites
afin d'en arriver a ce résultat brillant et concluant. La série propose un dépaysement total
d'époque et de culture, un véritable clash dans un monde ou le code de l'honneur prime
sur tout, et ou la violence regne sur la clémence et la compassion. Par moment explicite,
Shugun ne donne absolument pas l'envie de revivre cette époque, qui derriere le paravent
de regles strictes dites de respect, est plutôt barbare… Forcé de s'adapter et de vivre dans
cet univers sanglant de complots politiques, de rage du pouvoir, et d'aberrations religieuses,
le personnage de John Blackthorne doit faire des choix difficiles de survie.

Malgré toutes ses grandes qualités de production, de réalisation et d'interprétations, un
aspect demeure initialement quelque peu inconfortable, et c'est l'aspect dialogues, puisque
ces derniers sont tres majoritairement en japonais, langue peu familiere, et il y en a du
dialogue et il défile rapidement! Ils sont évidemment avec sous-titres. Mais les sous-titres,
en ce qui me concerne, ont eu tendance a faire office de distraction au visuel tres important
de la série, puisque la gestuelle y compte pour beaucoup. J'ai donc du a quelques
reprises, revenir en arriere afin de m'assurer de n'avoir rien manqué. Mais au final, ce détails
ne l'aura pas emporté sur le reste, parce que Shogun est l'une des meilleures séries qui
m'aura Shogun est l'une des meilleures série qui m'aura été donné de de voir et d'apprécier
au plus haut point!

   
 

Tokyo Vice-saison 2: 2024

Policier/Crime

Avec: Ansel Elgort, Ken Watanabe, Rachel Keller.

Une série de: J.T. Rogers.

HBO Max/Crave

 


La brigade de Katagiri et Nagata progresse dans ses investigations, et le retour
mystérieux de l'oyabun Tozawa que tous croyaient mort, incite Jake à faire une
nouvelle enquête. Alor que Katagiri et Jake enquêtent sur ce mystérieux retour,
Samantha doit réfléchir à un service que le chef Yakuza Ishida lui demande,
puisque le sort de son établissement en dépend. Sato qui se remet de ses lourdes
blessures; Lui et son nouveau « boss » Hayama, partent en expédition vers le
nord, en quête d'armes.

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Lorsque la première saison d'une série est forte et captivante, il est quelque
peu normal de se poser les questions suivantes, à savoir si, premièrement
il y aura une suite? Parce qu'il faut être certain d'une chose, l'annulation d'une
série est toujours possible. Et deuxièmement, est-ce la suite sera encore à la
hauteur?
La première saison de Tokyo Vice était effectivement excellente et captivante,
et suffisamment pour que les producteurs acceptent d'en faire une suite. Et tant
qu'à cette deuxième, sans être aussi surprenante puisque la table était déjà
mise, elle demeure néanmoins tout aussi bonne et de grande qualité! Ici, on
s'enfonce toujours un peu plus dans le sombre Tokyo et son agitation nocturne,
sa faune souvent hasardeuse et peu fréquentable, et sa criminalité à peine
dissimulée. On retrouve le duo improbable du journaliste « gaijin » Jake Adelstein
et de l'inspecteur Hiroto Katagiri, qui voient leur enquête devenir de plus en plus
complexe et dangereuse. Les personnages sont encore forts en bien campés,
et c'est d'ailleurs l'une des forces dominantes de la production. Les jeux de rôles
et le scénario le sont aussi.
Tel que mentionné, l'effet de surprise est moins présent depuis le visionnement
de la première saison, ce qui est normal, et d'un autre côté, à présent ce serait
comme se sentir plus à l'aise dans un nouvel environnement, puisque les repères
sont déjà présents. J'ai aussi été moins distrait par entre autres le visuel qui est
superbe, mais qui à la fois comporte beaucoup de contrastes chromatiques...

Tokyo Vice 2 est une très bonne série avec un peu moins de « punch » mais qui
creuse encore plus de manière très convaincante ce milieu interlope. Elle se termine
de façon à ce qu'il ne soit pas nécessaire d'y ajouter une autre saison.